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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 10:22
Au début les mots...

Photo : Erick Ifergan

Elle écrit de la main gauche, celle qui hésite, celle qui n'a jamais parlée, elle nous raconte

ses errances dans nos ombres, dans nos doutes...

Elle dessine notre monde à la mesure de nos actes qui résonnent dans nos déserts.
Elle porte un regard lucide sur son propre monde loin là-bas perdu dans les brumes de l'histoire.


Elle porte le monde avec sa voix chaude et puissante, mais certains jours la vie est bien cruelle, juste avant les rayons de l'été 1985, elle est partie vers ce paradis des musiciens, qu'elle chantait jadis.

Aujourd'hui je voudrais ouvrir une porte vers l'univers de Danielle, entrez et écoutez bien

ses mots qui nous invitent à célébrer le mariage de l'amour et de l'orage pour le meilleur

et le pire.

Published by Martin
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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 23:26

Danielle par Danielle...

 

 

 

Je suis née en Israël sous un feu nourri de bombes et de roquettes.

Vrai il est 1956 à l’heure du monde et ça se déchire sur ce coin de terre. Béni soit le Nom, cela ne me rendit pas sourde.face avanfac

 

Mon père. Né au Soudan, parfum d’une orient paresseuse, grande famille genre tribu.

Ma mère. Née en France de parents Polonais, guerre-tourments, famille dispersée façon Exodus.

J’ai trois ans quand on s’installe en France. Souvenirs aigus d’une drôle de bicoque au beau milieu d’un jardin follet. Mon père s’en va sans laisser d’adresse.

Enfance joueuse, rien à dire. On change de banlieue, d’abord un truc genre H.L.M. populaire-solidaire, bon souvenirs. Après, quelque chose d’un peu mieux question standing mais nettement plus froid.

 

Quatorze ans. Les cordes familiales se distendent à nouveau. Maladie chronique. Ma sœur s’en va en me laissant sa guitare. Révélation : les mots qui chantent. Et il y en à dire ; je me ballade dans un monde intérieur de plus en plus touffu.

Dix-sept ans . Rencontre d’une bande de jeunes à guitare. Sympathie. Ca devient sérieux : Woodstock, Lanza del vasto, Gébé l’an 01. Tout le monde à la campagne on fera de la musique et notre pain nous même. Bref, la communauté à cinq sous un même toit. Ravie, je trouve d’un coup une famille et un mode vie. Tu rigole, ça va durer cinq ans. Beaucoup de petites soirées maison de jeunes, festivals, foyers socio-cu tu vois c’que j’veux dire. Et puis, on cultivait le jardin.

Moi, têtue, j’étudie l’histoire à la fac d’Orléans. Rien à voir ? Mais si, tout ça

c’était pareil : Racines.

 

Donc, cinq ans plus tard, je craque ; et ce, juste avant de devenir une sainte. Traduisez : affranchie de la pollution socio-idéologique du système. Et bien, c’est raté. La greffe n’a pas pris.

Etrange pour étrangère, me voilà à Paris. Non, d’abord je pars chercher en Roumanie et à vélo quelque chose que je en trouve pas. Et je rentre.

 

Chambre de bonne deux mètres sur trois. Quand je me lève, je me cogne au toit en pente. Voilà les fêtes de fin d’année 79 et tous ces gens qui s’aiment en famille. J’ai trouvé à chanter dans un cabaret derrière Montparnasse. 1 à 1,5 spectateurs chaque soir.

Carrément désespérant. Je prends le guide du Show-biz. Les invite tous à venir m’entendre. Deux viendront sur cent personnes invitées : Maurice Marouani puis Claude Righi qui me fera rentrer chez Barclay.

 

La voici dans le panier à crabes du Show-Biz où l’on se fait manger tout cru à peine y a-t-on posé le moindre petit orteil. Touchons du bois, j’y trouve pour ma part des moyens vrais pour m’exprimer : Un premier 33 tours sorti en novembre 1980, sous la direction très artistique de Jean Fredenucci.

On récidive en janvier 1982 avec un nouveau 33 tours. On lui donne un titre : « De la main gauche ». Et on croise les doigts.

 

P.S. Je chante parce que je ne peux pas faire autrement.

 

Danielle Messia.


Photo : Kristian Stervinou

 

 

 

 

15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 14:34

 

     1976  Le Bal des Sorciers du groupe "Les Grattons Labeurs"


    L'Aguillaneu                 gratton l
    La blanche biche
    Down the hill
    Chant de la noisille
    Le bal des sorciers
    Les trois gens d'armes
    Complainte des tisseurs de soie
    Cri de berger
    Lisalotté, la montagne d'été
    Newlin'town
    peut-on leur empêcher ?

 

 

    Disques ABA 30cm

    Arrangement et instrumentaux réalisés en groupe
    avec Denis (mandoline, bouzouki, chant), Danielle
    (chant, violon, flûte à bec, guitare), patrice (dulcimer
    guitare, luth, accordéon, chant), Anne-Marie (chant
    flûte à bec,), Patrice (chant, dulcimer, flûte à bec,
    mandoline, bongos)

    illustration : François Berrué

 


 

 

    1978    Festival des temps nouveaux, Castagnède 1978. Collectif

 

 

    

00a

 

   Les mots

Java pour une vieille rue

Le lycée

Naissance

Les enfants de Venise

 

 

 

   Disques ABA cassette

Les autres interprètes de cet enregistrement sont : Michel

Vivoux, Jacques-Emile Deschamps, et Môrice Bénin.

Photo X

 

 


 

 

1979   Chansons neuves. Cassette sous le nom de Danielle Mashiah

 

 

Grand-pèrechanson-neuvesblog.jpg

java pour la vieille rue

Voyage en ballon

Le lycée

Les mots

Toshev Enosh

Blues de la vieille Orléans

Il neige sur la ville

Blues de la manche

La rue vieille du temps qui passe

Blues du métro

 

 

Cassette autoproduite

Paroles de Danielle Messia, sauf Toshev Enosh (traditionnel)

 

 


 

 

1979 Pas de nom (production P.A.I. 30cm)

 

  

 

Blues de la manche

Grand-père

Naissance

Printemps

Dans les rues de la ville

Le petit Juif

Solitaire

L'arbre tordu

Les mots

Il faut oublier

Voyage en ballon

 

Disque tiré à 1000 exemplaires jamais diffusés

 

 

 


 

 

1980 pas de titre

 

 

   

   Il fait soleil

Souvenirs de lycéesoleil

Solitaire

Hiver

Quand vient le soir

Aller loin

J'vais me faire belle

Printemps

J'taime tellement

Le paradis des musiciens

 

 

 

Disques Barclay 30cm

Paroles et musique Danielle Messia sauf "Le paradis des musiciens" (Belton Richard)

Photo : Alain Marouani

 

 


 

1982 De la main gauche

 

 

     De la main gauchede-la-main-gauche.jpg

     Safari

     Quand tu compte t'es amis

     Alchimie

     Le noctambule

     Désert

     Pourquoi tu m'a abandonnée ?

     Avant guerre

     Le temps de errance

     Naissance

 

 

     Disques Barclay 30cm

     Paroles et musique Danielle Messia

     Photo : Jean Lebreton

 

 


 

 

     1983 Il voyage en solitaire 

 

         

 

Il voyage oriG filtered

 

     Il voyage en solitaire

 

     India love

 

 

 

 

 

    Disques Barclay 17cm

    Paroles et musique Danielle Messia sauf "il voyage en solitaire" (Gérard Manset)

    Photo : Lilliane Vittori

 

 


 

 

    1984  Dans 10 ans à 4 heures

 

 

 

    Dans 10 ans à 4 heures

10 ans

 

    Les aimants

 

 

 

 

 

 

 

    Disque WEA 17cm

    Paroles de Danielle Messia, musique D.Messia/J.C.Feitussi

    Photo : Max Collin

                                                        

 


 

 

     1985  Carnaval

 

 

    Carnaval /paroles/

    J'voudrais m'poser /paroles/carnaval.jpg

    Le talisman /paroles/

    Parcours du combattant /paroles/

    Berlin-Ouest /paroles/

    Grand-mère ghetto /paroles/

    J'aime bien /Paroles/

    Cantamanana /paroles/

    Démon /paroles/

    Ici Londres /paroles/

    Affaire de temps /paroles/

 

 

 

    Disques WEA 30cm

    Paroles  Danielle Messia Sauf "Affaire de temps" (Tita Reut)

    Musique Danielle Messia sauf  "Carnaval" (G.Nawrocki)  "Le talisman" (Guy Geurmeur)

    "Le parcours du conbattant (J.C Feitussi) "Affaire de temps (Denis Bourhis)

    Photo : Erick Ifergan

 

 


 

 

      1986  Les mots

 

 

 

     Dans les rues de la villeles-mots.jpeg

     Les mots

     Grand-père

     Le petit juif

     L'arbre tordu

     La chanson de Julia

     Allégria

     Y'a comme une ressemblance

     Cucurbitistan

     Où vont les avions ?

     J'suis en vie

 

 

     Disque DGCM 30cm

     Paroles de Danielle Messia

     Musique de Danielle Messia sauf  "La chanson de Julia" (G.Nawrocki)

     "Où vont les avions" (G. Nawrocki)

     "J'suis en vie" (G. Nawrocki)

     Photo : Kristian Stervinou

 

 


 

 

     1988  De la main gauche

 

 

     De la main gauche

     Safarilivret-avant-complil-Barclay.jpg

     Quand tu compte tes amis

     Alchimie

     Le noctambule

     Desert

     Pourquoi tu m'a abandonnée ?

     Avant guerre

     Le temps de l'errance

     Naissance

     Il fait soleil

     Souvenirs de lycée

     Solitaire

     Hiver

     Quand vient le soir

     Aller loin

     J'vais m'faire Belle

     Printemps

     J't'aime tellement

     Le paradis des musiciens

 

 

 

     Disque Barclay CD

     Réédition des deux albums Barclay (1980/1982)

     Photo : Jean Lebreton

 

 

 


 

 

      1995  Carnaval

 

 

 

     Carnaval /paroles/

     J'voudrai m'poser /paroles/carnaval

     Le talisman /paroles/

     Parcours du combattant /paroles/

     Berlin-Ouest /paroles/

     Grand-mère ghetto /paroles/

     J'aime bien /paroles/

     Cantamanana /paroles/

     Démon /paroles/

     Ici Londres /paroles/

     Affaire de temps /paroles/

     Dans 10 ans à 4 heures° 

     Les aimants°

     La chanson de Julia°

     Le temps des enfants°

 

 

 

     Disque Barclay/Universal CD

     Réédition du disque Carnaval (1985) et rajout de quatre titres (°)

     dont un inédit "Le temps des enfant", paroles Danielle Messia

     Musique de J.J. Goldman

 

 

 


 

 

     2005 Eternelle

 

eternelle.jpg

 

     Carnaval /paroles/

     Safari

     Hiver

     Alchimie

     Pacifique°

     Cucurbitsitan

     De temps de l'errance

     J'voudrai m'poser /paroles/

     Cantamanana /paroles/

     Quand tu compte tes amis

     Talisman /paroles/

     De la main gauche

     Souvenir de lycée

     Le paradis des musiciens

     Aller loin

     Comme la rose°

  

 

 

     Disque Keltia musque Bretagne CD

     Enregistrement public Quinper 1984, dont deux inédits (°)

     Paroles et musique de Danielle Messia sauf "Comme la rose" (reprise de Bette Midler)

     Photo : André Morison

 

 

 


 

       Les autres chansons de Danielle

les fees

 

       Les Fées  /paroles/ 

       Java pour une vieille rue

       Le blues de la manche

       1956

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 14:38

 

Album Il fait Soleil 

 

Son premier album de 1980, celui qui ne porte pas de nom, celui qui lui ouvre enfin quelques portes, de l'espoir pour porter ses chansonssoleil.

 

Premier album, premiers mots décrivant l'amour en suspens, la déchirure d'une solitude et du temps  d'où naît l'espoir d'un autre monde.
  
Déjà elle veut brûler le temps, dans sa tête elle veut jouer avec le jour et se perdre dans la nuit.
 
Elle veut aller loin, elle veut tracer ses chansons sur un tableau noir et sourire au vieux monde pour mieux chasser ses vieux démons.

 

 

Solitaire
 
/ Tiens m' voilà solitaire / Sans bagage une fois de plus / Qu'est ce que je fous donc sur la Terre / A laisser mes pas perdues /
Ses mots le clament haut et fort. Pourtant malgré ses rêves emplis de / Corneilles aux cris de femme / elle est un / Château de fée qui fait face à la mer /Oui solitaire, mais quand la nuit s'achève et que ses rêves s'estompent de sa mémoire elle voyage avec ses mots et sa musique vers d'autres rivages, alors elle existe sur la scène de la vie.

 

 

Tiens, me voilà solitaire
Sans bagage une fois de plus
Qu'est-ce que j' fous donc sur la Terre
À laisser mes pas perdu

Je suis tombée dans le puits
Dans le puits aux aurores
J'y ai perdu un peu d'esprit
J'ai saigné en dedans
J'ai remonté à tâtons
L'escalier des vivants
C'était dur et c'était long
J'y ai laissé mes vingts ans, mes vingts ans, mes vingts ans

Tiens, me voilà solitaire
Sans bagage une fois de plus
Qu'est-ce que j' fous donc sur la Terre
À laisser mes pas perdus

Il y a du vent dans mon âme
Au goût fort de la sève
Des corneilles aux cris de femmes
Qui tournoient dans mes rêves
Je suis un château de fée
Qui fait face à la mer
Tu croyais m'avoir brisée
Mais je suis millénaire, millénaire, millénaire

Solitaire dans le matin
Sur un coin de la Terre
J'essaie de tendre les mains
Pour goûter la lumière, la lumière, la lumière

Tiens, me voilà solitaire

 

 

 

 

Quand vient le soir

 

 Une chanson qui ressemble à ces nuits emplies d'étoiles, étrange mais fascinante nuits qui vous portent vers le pays des anges, étrange oui mais si beau avec des musiques et des paroles qui se jouent des ombres.
/ La nuit est belle / Si belle qu'on pourrait oublier le bon Dieu et tous les anges / Venez donc vous brûler à mon feu /Je suis étrange mais je sais tant de jeux /

Quand vient le soir : Une prière envers le rêve si doux, si fou de la nuit, un tremplin pour accéder au visage sans fard de la vie, une autre vision, une autre illusion de la vie...
/ Quand vient le soir / Tu sais je
suis déjà très loin / Près de la mare dansant avec les feux follets / Et dans le noir
    tu sais / Nous traçons des dessins un peu bizarres /

/ Viens donc, vient donc me voir / La nuit est belle / Si belle qu'on pourrait oublier son tourment / Et ses brûlure /N'ai pas peur de danser avec moi / Je suis obscure mais je sais tant de joie /

 

 


Quant vient le soir
Tu sais, je suis déjà très loin
dans les nuages volant
parmi les chauves-souris
Et dans le noir,
tu sais, nous parlons
aux enfants qui sont trop sages
disant : venez nous voir

La nuit est belle, si belle
On pourrait bien oublier
Le Bon Dieu et tous les anges
Venez donc vous brûler à mon feu,
Je suis étrange mais je sais tant de jeux.


Quant vient le soir
Tu sais, je suis déjà très loin
Près de la mare,
dansant avec les feux follets
Et dans le noir, tu sais,
Nous traçons des dessins un peu bizarres,
Viens donc, viens donc me voir
La nuit est belle, si belle
On pourrait bien oublier son tourment et ses brûlures
n'ai pas peur de danser avec moi, je suis obscure
mais je sais tant de joie.


Je te demande viens !
Je dirai des sagas
et des légendes
Viens, Viens donc me voir, la nuit est belle, si belle
qu'on pourrait bien s'écarter du chemin
et de la trace,
m'entends-tu, m'entends-tu ?
Toi qui dors,
je suis fugace
mais je vis dans ton corps... 

 


 

 

 Hiver

 

Au pays du bonheur il neige, le silence se mêle à la nostalgie et je rêve aux mille visages que je croise dans la ville blanche. je m'habille de cette douceur qui tombe du ciel, mon esprit vagabonde au fil de mes pas dans la neige, je m'abandonne aux mots de Danielle : / Il neige sur la ville petits flocons timides / Petits baisers humides de la neige tranquille / Des ombres qui circulent dans le jour qui se lève / Comme des somnambules emmêlés dans leurs rêves / L'enfance qui te happe / La nostalgie qui frappe à la porte engourdie / Des souvenirs enfouis dans le drap de l'oubli /
 

Une chanson qui est un pur moment de bonheur, la plume de Danielle se fait poétique et elle y décrit une atmosphère où tout est douceur, un bonheur rare...

 

 

 

Il neige sur la ville, petits flocons timides, petits baisers humides
de la neige tranquille, des ombres qui circulent dans le jour qui se lève
comme des somnambules emmêlés dans leurs rêves,
l'enfance qui te happe,
La nostalgie qui frappe à la porte engourdie
des souvenirs enfouis dans le drap de l'oubli.

La rue coule tranquille comme un fleuve apaisé,
aucune automobile n'est venue la troubler
sous tes pas les empreintes ont frayé une sente, un pont que l'on emprunte
entre deux berges blanches
ça sent la mandarine et la tiédeur câline, petit nid douillet
où tu te blottissais
quand l'hiver arrivait.

La blancheur infinie te fascine et te saoule coulée dans le grand moule
de la terre endormie,
petites villes aimables, vertige de bonheur, étreinte inexplicable qui te saisit le coeur,
ça sent la fête enfuie dans l'ombre de nos nuits,
elle entre sans frapper, tout se met à briller,
tout se met à tinter.


L'aurore s'est durcie dans un mur de cristal,
on la croirait surgie d'un monde boréal,
toutes les notes roses se sont mises à jouer,
il y a dans chaque chose un air d'éternité

Ca sent la fête enfuie dans l'ombre de nos nuits,
elle entre sans frapper, tout se met à briller,
tout se met à tinter, tout se met à briller, danser... 

 


 

 


 

J'vais m'faire belle


La chanson d'amour de Danielle, sauf qu'elle se passe dans le miroir à attendre le bonheur qui ne vient pas.
Ses mots font mal, ils font échos à une dérive des sentiments amoureux.
/ J'vais m'faire belle comme ça / Rien que pour moi / J'vais m'faire belle comme ça / Rien que pour moi et tant pis / Tant pis pour lui qui ne me rencontre pas / Oh ! tant pis, tant pis pour lui / Et pas pour moi /


J'vais m'faire belle ou la chronique d'un espoir sans fin qui rythme sa vie et qui sonne comme un refrain une habitude...
/ Ma meilleure amie c'est encore moi / Je n'ai pas appelée à l'aide / Mais ce soir elle non plus n'est pas la /Elle doit me trouver trop laide / Tant d'amour à te donner / Tant d'amour t'en veut pas non / Je le range, je m'arrange / J'ai du mal / Et tant pis tant pis pour moi / Ca devient une habitude / Vite rentrer, plonger dans mes draps / Pour enfouir
ma solitude /

 

 

 

  J'vais m'faire belle
comme ça, rien que pour moi

Et tant pis, tant pis, tant pis pour lui
qui ne me rencontre pas
Oh tant pis, tant pis, tant pis pour lui
Pour lui et pas pour moi ...

Tant d'amour à te donner
Tant d'amour
T'en veut pas, bon !
je le garde, sur ses gardes
C'est normal.

Tant d'amour à te donner
Tant d'amour
T'en veut pas, bon !
Je le range, je m'arrange
J'ai du mal

Dans la rue
j'suis tombé sur des martiens

Ma meilleure amie
c'est encore moi
je l'ai pas appelé à l'aide
Mais ce soir, elle non plus n'est pas là
Elle doit me trouver trop laide...

Tant d'amour à te donner
Tant d'amour
T'en veut pas, bon !
Je le range, je m'arrange
J'ai du mal

Et tant pis, tant pis, tant pis pour moi
ça devient une habitude.
Vite, rentrer, plonger dans mes draps
Pour enfouir ma solitude

M'suis fait belle, rien que pour moi

 

 


 

 


 

 

Album : De la main gauche

 


Un album où les amours et les années de déchirures s'envolent emportées par le bruissement de de la main gauchela vie.Un album où l'alchimie des mots de Danielle opère et nous porte vers le bonheur triste de ses chansons. Il était une fois une petite fille à qui l'on tenait sa main gauche comme pour mieux affirmer sa voie tracée dans sa détresse, sa vérité...

 

 

 

 

 

De la main gauche

 

IL y a des jours où l'on voudrait exprimer ses sentiments face à une chanson que l'on aime.
Une chanson qui est devenue au fil du temps une référence.
Un cri planté là dans votre inconscient, mais il en ressort que des mots écrits maladroitement.

Comment trouver les mots justes face à ce cri de Danielle ? L'important doit être ailleurs, comme dans cette formidable audace de prendre un autre chemin que celui tracé pour les foules.
Oui l'important doit être ailleurs, de temps en temps je croise le chemin de Danielle le temps d'une chanson, d'un sourire ou d'un regard qui brûle mes yeux et à chaque fois je revis l'émotion de sa voix et de ses mots qui s'accrochent à sa vie, à la mienne...


/ Je t'écris de la main gauche / Celle qui n'a jamais parlé / Elle hésite, elle est si gauche / Que je l'ai toujours cachée / Je la mettais dans ma poche / Et là, elle broyait du noir / Elle jouait avec les croches / Et s'inventait des histoires /

/ Je t'écris de la main bête / Qui n'a pas le poing serré / Pour la guerre elle n'est pas prête / Pour le pouvoir l'est pas douée / Voilà que je la découvre / Comme un trésor oublié / Une vue que je recouvre / Pour les sentiers égarés /

 

 

 

 

Naissance

 

 

Que sont devenus nos souvenirs de cette vie dans la sphère chaude et profonde ?
Serais-ce un ange qui à notre naissance aurait d'un geste habile mit son doigt sur notre bouche pour nous signifier de nous taire ?
/ Mes mains s'agrippent à la terre / L'aube lave mon visage / Dans un cri qui me soulage / Je m'éveille à la lumière / Une vague souvenance / Qui serpente et qui se cache / D'un cocon flexible et dense / Dont il faut que je m'arrache /

Naissance est une "belle" chanson, je dis belle chanson car je ne trouve pas d'autre qualificatif pour la décrire. Ecoutez chanter Danielle, au travers de ses mots se forme cet instant que chacun de nous aura vécu, un instant
qu'elle décrit avec douceur et pourtant c'est aussi un instant de violence, une délivrance vers notre deuxième vie.

 

 

  Mes mains s'agrippent à la terre
L'aube lave mon visage
Dans un cri qui me soulage
Je m'éveille à la lumière.

Une vague souvenance
Qui serpente et qui se cache
D'un cocon flexible et dense
Dont il faut que je m'arrache.

Naissance

J'écarquille sur le monde
La lueur de mes prunelles.
Chaque son, chaque seconde
Est une source nouvelle.

Ronde lente et formes vagues
Au travers de la lumière
Qui se meuvent et qui divaguent
Estompées par mes paupières.

Naissance

Je vais ramper sur le ventre
Pour appréhender le monde.
Je vis et je suis le centre
D'une sphère chaude et profonde

Je vais trouer le silence
De mes cris rauques et fragiles.
Comme un mendiant malhabile,
Je mendie ma subsistance

Naissance

Mes mains s'agrippent à la terre
L'aube lave mon visage
Dans un cri qui me soulage
Je m'éveille à la lumière.

 

 


 

Avant guerre


 
Munich 1933, je n'étais pas née mais si j'avais eu vingt ans à cette époque qu'aurais-je fait, qu'aurai-je pensé ?
Quel camp j'aurais choisi ? Où aurais-je vécu dans l'insouciance de mes vingt ans ?


/ Nous bavardions sous chloroforme / Sans prendre garde aux uniformes / Qui se massaient dans notre rue / Mais qu'a-t-elle donc la vieille Europe ? / Voilà que l'on brise les échoppes / Ca nous ne l'aurions jamais cru /
Danielle y pose l'insouciance amère de l'histoire et des peuples, une parenthèse terrible de la condition humaine.
/ C'était à Rome ou à Sofia / A Munich / 1933 / Il grimpait dans les astres / Une grosse araignée noire / Un signe de désastre / Pas d'espoir./

 

 

 

C'était à Prague ou à Berlin Ou à Vienne

1920

Tu étais révolutionnaire tu défendais les prolétaires

bien que né petit bourgeois

moi je fréquentais les artistes

prisais les peintres cubistes

tout c'la était charmant, ma foi

pris entre les deux guerres

comme dans une mâchoire

c'est l'insouciance amère de l'histoire.

 

De Berlin à Budapest

militants certes, mais esthètes

nous faisions passer sous la veste

les écris de nouveaux prophètes mais...

 

C'était à Vienne ou à Tarente à Dantzig

1930

Nous bavardions sous chloroforme

sans prendre garde aux uniformes qui se massaient dans notre rues

mais qu'a-t-elle donc la vieille Europe ?

Voilà que l'on brise les échoppes

ça nous ne l'aurions jamais cru.

 

C'était à Rome ou à Sofia à Munich

1933

Il grimpait dans les astres une grosse

araignée noire

un signe de désastre, pas d'espoir.

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  • : Les Mots de Danielle Messia
  • Les Mots de Danielle Messia
  • : Un blog pour que la mémoire de Danielle Messia ne se perde dans nos vies. Un blog aussi pour faire découvrir cette chanteuse qui avait un talent immense, à l'égal des grands de la chanson française.
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A propos du blog

Avec mon blog je forge un bout de mémoire d'une chanteuse formidable qui avait un talent fou, elle ne mérite pas que son nom se perde dans les méandres de l'histoire.

Alors forgez vous aussi un bout de la mémoire de Danielle en écoutant ses chansons, cherchez ses disques, écumez les foires aux disques et si par malchance vous ne trouvez pas ses disques, alors écrivez-moi je serai là pour vous faire découvrir l'univers de Danielle.

 

 

Nouveautés de Mars

 

Chanson de la semaine, Comme la Rose

Chanson de la semaine

 


 

 

 

Chanson de la semaine Comme la Rose, reprise de Bette Midler , The Rose 


 

Chambre à part

Mes textes, mes images

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Mes préférences...